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Il sait très bien tourner les phrases qu'il m'envoie pour se sortir d'un ton inapproprié. Ce mec, il est d'une ruse impeccable. Je lui écris maintenant de nouveau chaque fois que j'en ai envie parce que j'estime que mon détachement est déjà bien avancé. J'évite maintenant de regarder mon cellulaire aux trente secondes. Je souhaite parfois qu'il ne m'écrive pas... Je tremble en entendant le tintement d'un texto en souhaitant plus que tout au monde qu'il me laisse tranquille. Je réalise de plus en plus la froideur de ses propos et la distance, le détachement qu'il manifeste envers moi.  Ma conscience se libère de sa naïveté mais la naïveté, n'est pas qu'attachée à la conscience. Elle s'agrippe à chacune des cellules de mon cerveau. C'est là que ça dérappe...

Quand je fais un pas derrière, B-Mec, tu fais un pas devant mais je ne peux tenir l'élan de reculons bien longtemps, j'ai cette sensibilité à ton égard, une sensibilité qui fait que je ne peux résister à tes élans d'attention. Et tu me ressembles... Ces élans que j'ai envers toi, ton petit coeur, il aime ça. À un moment donné, de nouveau...

De tes silences rescucitent des mots doux. Je redeviens ta Babybabe, ta Babybelle...

J'étais avisée, tu m'avais déjà dit : "Je pars mais je reviens toujours."

 

Mais ce n'est pas tout. Cette fois-ci, tu découpes mon corps en pièces et garoches tout ce que j'ai à part mes fesses.

Tes textos sont des blagues. Tu délires. Tu as en toi un trait d'ADN de délinquant sexuel mais je n'y vois rien. Tes mots sur mon cellulaire ou à mes oreilles sont une douce poésie. Les gentils surnoms que tu m'envoies, tes petites attentions sont naturellement liées au tempo de nos coeurs battant au même rythme.

Tu me demandes parfois via texto ou Facebook...

si je porte un fil (un string)

ou si ce jour-là...

je t'apporterais bien mon string.

Jusqu'au fond de la moëlle osseuse de ma colonne vertébrale, j'aimerais bien.

Puis mon cellulaire me renvoie cette note : "Enfin ça dérappe" (Voyons, tu cherches quoi au juste?)

Tu me surnommes "Coquine" ou "Tite fesse" en ajoutant que tu me souhaites pas trop calme (je saisis que tu désires ma présence) et que je ne t'embête pas quand je prends contact avec toi. Tu me textes... "Dis-moi tout Babybelle" Je te sens attendri, rassurant, raisonné et honnête. Je t'aime en stupide.

 

Je deviens ta grosse puis tu me dis coquine en m'embrassant à la trois.

"J'ai envie de te voir B-Mec"

"Moi aussi"

Je suggère un lieu...

"Pas à cet endroit et mauvais timing (calic)" (sic)

La claque qui réveille, celle qui, au cours d'un sublime vol plané me rammène durement sur le sol. Aïe!... Je ne voyais plus que tu portais des chaînes, que tu es menotté, captif... (Je ne voyais plus que t'étais en train de jouer.)

 

Tu sais passer l'éponge sur mes colères refoulées. T'as rien vu. Tout va bien quand tu m'appelles "coquine". Chaque fois, par SMS, je te corrige. C'est ta façon d'ouvrir la porte à mes sentiments... J'ai alors toujours la même réponse : "Je ne suis pas coquine, je suis Amoureuse."

 

Alors tu poursuis : "Grrrrr... Je vais te mordre"

 

Je sais très bien où tu poserais tes dents... Délinquant. De mes fesses.