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Si je sens si bon, si tu sens si bon, c'est que nos cerveaux ont archivé ces souvenirs olfactifs.

On s'embrasse de nouveau. Des x et des x s'enfilent. Mes doigts pianottent comme les tiens au clavier de cellulaire.

Même à distance, je me sens près de toi. Ça me fait un bien fou de voir apparaître ce texto après les moments cahoteux par lesquels on est passé : "Xxxxxxxxxx". Avec la plus grande intensité, je t'embrasse à la puissance infinie mais mes doigts n'en peuvent plus. Les becs que je retiens sauraient certes faire surchauffer ton appareil.

Les messages subséquents sont plus raisonnables, tu m'embrasses à la 3, je t'embrasse à la 6 mais je me fous du déséquilibre. Ceux que je te retourne sont profondément ressentis. J'aime te faire part de ce qui m'habite au plus profond de mon être, c'est ainsi que je me situe dans ma zone de confort. J'y suis confiante, confortable, appaisée, seraine, complète...

Je ne blague pas.

 

Frôlant l'heureuse imbécile, je lis tes écrits et j'interprète ce que tu y notes à ma façon. En rassemblant toutes les miettes d'indépendance qu'il me reste, je décide de faire fi de tes "lol" dans ces messages :  

"Jamais deux sans trois lol et relol" (Tu fais allusion aux fois où on s'est étendu "sous la couette".)

"Où es tu lol" (sic)

Et j'ai bien raison de le faire. Ce qui importe c'est le message, pas les émotions difficiles à exprimer et à saisir par texto. Si tu blagues... Non tu ne blagues pas, t'es heureux!

 

Je n'ai pas envie de me demander ce qui te fait tant rire. "Jamais deux sans trois" m'écris-tu. Trois c'est pas assez! Souviens-toi de la question que je t'avais posée:

- Si on faisait l'amour, qu'est-ce qu'on ferait après?

... et de ta réponse à me faire tomber :

- On le refera. Encore et encore...

 

Naïve peut-être mais amoureuse finie. Je ne rêve pas... t'as envie de nous deux, j'ai envie de nous deux encore et encore. Je me consume. Tu te consumes.

 

Tu me textes : "Coquine"

Je rectifie : "Amoureuse"

 

Alors tu me surnommes "My Love".

Dans ma tête, dans mon corps, dans mon coeur, je suis en paix. T'es mon amour tout naturel.

 

Tu me kiss à la 7. Je te kiss à l'infini.

Mais juste avant, tu soulignes les deux ans de notre toute première rencontre, tu me souhaites...

"Bon 2 ans :P xxx"

(J'ai envie de pl... de plus de romantisme.)

 

Puis tombe en deux temps l'heureuse condamnation de la pure amoureuse par le pur amoureux :

"Je t'ai mis en boîte"

"De verre"

 

Tu ne ris pas.

 

(Une boîte de verre? Pourquoi? Me conserver? Me protéger? De qui? De quoi? ...Je suis bien dans ta boîte de verre.)

 

(Mais cette boîte, c'est quoi au juste... C'est quoi... Un cercueil? Vraiment? Tu blagues?)