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Je me retiens... Je me retiens... Je ne suis plus honnête envers moi-même car je tais ce qui m'illumine. Je pile sur mes sentiments, sur mes pulsions, sur mes envies. Je n'exprime plus l'amour qui me brûle l'intérieur.

Je ne suis plus rien. Tu repousses mes sentiments, tu tournes le dos à mes élans si sincères. Chaque fois que je t'exprime tout ce qu'il y a de plus beau dans ma cage, tu me le renvoies comme de la merde.

Je suis dénaturée tandis que je t'aime inconditionnellement. Tu me confrontes, me testes, tu m'amènes à me questionner, à la limite à douter mais quand je sonde ma cage, elle est remplie d'amour pour toi. Tu y es, c'est ta maison.

Le respect de mon Mec et mes convictions au sommet, je vais mourir avant de faire faux pas. Alors pour ton bonheur, ou parce que j'ai peur que tu me rejettes (je ne sais plus), je ne te contacte presque plus par texto, presque plus par réseau social non plus mais tu m'habites et je t'aime et les fois où je n'en peux plus, les fois où je ne tiens plus le coup, au risque d'être touchée d'une balle qui, sous ton tir, me transpercera le coeur et le crâne pour une enniemme fois, je te contacte parce qu'on est attaché si fort l'un à l'autre et que j'ai envie que tu saches que je t'... 

Puis.

Tu.

Me

Tues.

 

T'as deux phrases assassines : "Pas solo ciao" et "Tu cherches le trouble". 

L'estime de soi frôlant le degré zéro, je ne suis plus rien. 

Mon paquet d'os ferme le cellulaire et le dépose face contre table.  Mon sang ne circule plus dans mes veines. J'ai la gorge serrée. Les yeux innondés. Mon coeur éclate. Ma tête avec.

Tu me veux forte et si je souffre, tu souffres aussi et je ne veux pas que tu aies mal. Je te cacherai toute cette merde. Je me raisonne... La vita e bella! Laisse-moi faire Babe. Laisse-moi faire. Laisse-moi. Laisse-moi avec ce que j'ai de plus beau : ma naïveté.

Mais tu n'en sais rien de ce désir qui m'habite et tu ne réussiras pas à m'enseigner l'art de te rejeter. Je serais très mauvaise élève si je t'avais comme enseignant. Tu en serais... exaspéré je crois.

Je sais que ça te déplait quand je t'ouvre ma cage. Ça t'irrite je crois et chaque fois t'en as assez alors je retiens mes envies mais il y a parfois ces infimes failles qui laissent passer mes profonds désirs avant les tiens alors... Je te déballe mon amour, ma peine, mon ennui, tu me manques... C'est pas joli mais c'est cent fois filtré.

"Excuse-ma faiblesse, je ne tiens plus le coup, c'est tout!"

"C'est cyclique!" (Ces élans de crisettes.) me dis-tu.

"Oui."

Mais dans ma cage, ce n'est pas cyclique. C'est plutôt équilibré et constant. Par contre le filtre est par moment défaillant, c'est tout!

 

Ton filtre est aussi défaillant...

Hier, tu m'as encore tué.

Aujourd'hui, pourtant, ces lettres s'enlignent sur l'écran de mon cellulaire  : "Tu sens bon Babe".

(Alors je le sais que tu m'aimes.)

T'as beau faire le con en me repoussant, dans ta cage il bat ton coeur. Il bat très fort. Comme le mien.