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Plan A, plan B, je ne sais pas lequel est lequel mais voilà que quelques jours plus tard...

Fin novembre, je gagne (ou tu m'accordes) des points. Je corrige une publication puis :

"Tu es vraiment forte en français :-) j'adore"

Ces mots bien ordinaires que tu saisis sur ton téléphone me touchent droit au coeur. J'adore = j'apprécie = je suis content = ta Babe l'est aussi. Je vois la vie rose bonbon. Mes épaules se détendent. Du coup, je relâche aussi ce respire superficiel que je retenais. Je ne souris pas mais ma respiration reprend jusqu'au fond de mes poumons. J'ai vu mes joues reprendre une légère teinte rosée puis une sensation d'apaisement généralisée s'est étendue dans tout mon corps et mon esprit quand tu m'as demandé :

"Donne-moi mes becs xxx"

Je redevenais moi-même. Celle qu'on vient de libérer après des jours et des jours d'emprisonnement à lui interdire ou à lui ordonner de rebuter chacune de ses émotions ou de ses envies profondes. Celle à qui on interdisait toute expression intime envers son grand Amour. Dans ma tête, nos joues se touchent, nos lèvres se collent, nos yeux... Je souris par texto d'abord en t'imaginant heureux puis mon visage s'y met, s'éclaire. J'ai des papillons plein l'estomac.

Je t'embrasse alors avec les doigts, c'est le mieux que je puisse faire. Je t'embrasse avec les doigts comme j'ai envie de le faire chaque jour. Je libère alors ces x que j'arrive à contenir depuis des jours, des semaines... Ceux que je te réserve, ceux que tu mérites, ceux que je garde pour moi quand je te trouve imbécile mais qui te sont si tendrement réservés, ceux pour te réconforter parfois, ceux du fond de mon ventre ou du bout de mes lèvres. Ceux de ma langue tatouée aussi. Ils t'appartiennent tous et je te les garde précieusement.

Par texto, je les libère. Je te texterais des becs jusqu'à ce que sonne minuit mais je me montre raisonnable.

Je t'aime et je m'ennuie de toi, ça aussi je le répèterais sans cesse, sans jamais m'en lasser.  Cette fois, tu m'invites à te parler avec mes élans d'amour et tu t'y lances aussi...

"...tu me connais et tu sais que j'aime tes fesses... Et ton caractère aussi beaucoup"

Je me sens maladroite. Je ne sais pas quoi enfiler... Je t'aime à la folie, mais je ne sais pas comment le détailler... J'ai peur que tu me coupes l'herbe sous le pied en te poussant subitement par un "Pas solo ciao" et dans mon empressement, je suis incapable de mettre de l'ordre dans tous ces aspects qui me rendent si amoureuse de toi. Ton rythme de vie, ta sérénité, ta joie de vivre, ta sensibilité, ton intelligence, ta créativité, ta capacité de me surprendre, mais aussi tes mains, ta grandeur parfaite pour moi, ton thorax, tes fesses, tes yeux, tes cuisses, tes biceps, ton odeur, ton teint, ta force, ton entêtement, tes confidences, la confiance que je peux t'accorder, ton écoute, ta compréhension, notre complicité, tes cheveux, ton souffle aussi, tes lèvres bien sûr et tes jeans rouges, et tes jeans bleus foncés, ta chemise violette aussi, tes épaules, comment tu observes les bouteilles de vin avant de faire un choix, ton sourire, tes pouces sous mes côtes, ta main qui glisse de ma cheville au genou, ta peau toute entière, ta peau contre la mienne, ma peau contre la tienne... La liste est longue mais tu n'en sais rien sinon tu t'en doutes. Je ne réponds que sommairement.

Tu m'embrasses à la trois, je t'embrasse à la sept parce que je suis intense comme ça, je n'y peux rien!

Tu me plais infiniment.

Je te plais, point.

Alors j'ai un pincement au coeur

Mais je respire

Et je vois la vie en rose, peut-être plus rose qu'elle ne l'est en réalité

Et je crois en toi, peut-être plus que je ne le devrais en réalité

Mais ça, je m'en moque

Je suis Amoureuse avec un grand A.