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Tu recules mais tu ne me quittes pas. Tu me le rappelles par SMS d'ailleurs : "Je reviens toujours Madame... " - Et là tu me lances mon nom de famille et je déteste ça. Je te pardonne, très vite.

C'est vrai, tu reviens toujours et ainsi vont les jours et les nuits, moi à t'attendre les bras et le coeur grands ouverts, toi en manifestant encore et encore tes envies de me frenchkisser, de m'avoir dans tes bras (j'ai les mêmes désirs) mais tes bras sont liés. Tes lèvres sont cousues. Tu n'as plus de liberté. J'ai l'impression qu'on calcule le kilométrage que tu parcoures. Oui c'est ça, on calcule ton kilométrage. On te demande toujours de faire des commissions. Les commissions, ça occupe maintenant tous tes temps libres. Tant que tu ne me demanderas pas de te sortir de ton carcan, je resterai là, passive. Ça me regarde pourtant mais... je te laisse gérer ta propre cellule. J'en ai une aussi et j'ai su la faire éclater, elle est maintenant bien plus vaste et je tiens ta main, je tiens ton bras à travers les barreaux. Je te tiens fort, bien fort mais je ne veux pas te blesser.

On continue chacun de notre côté à se désirer à distance et je te le rappelle souvent "Tu me manques Babe, tu me manques beaucoup... Je te love". Tu t'ennuie aussi, tu me le dis à travers tes lèvres cousues. Je ramène souvent le sujet, je n'y peux rien, ça m'occupe l'esprit constamment. Toi, tu t'en lasses je crois. Sinon, tu y vois des paroles légères. Je ne sais pas. Alors je pleure. Et je rage doucement parfois.

Mon corps dans ma cellule, mon Mec dans ma tête, ses mots de Mec amoureux qu'il m'envoit, qui m'enflamment puis ses chaînes qui le retiennent et le retirent. J'ai du mal à suivre. Mais tu reviens toujours, comme tu me l'as si bien dit déjà.

Tu me fais oublier mon nom de famille quand tu me surnommes "sexy Babe". J'oublie que j'ai eu froid. Tu me dis gentille puis coquine, jalouse et possessive. Alors je résume et rectifie : amoureuse. 

Tu ne pars pas, moi non plus. Toi avec moi dans ma cage thoracique, mes mains à travers les barreaux de ma cellule te retiennent bien fort. Inlassablement. 

Regarde-nous. Tiens ma main aussi. Tiens ma main. Tiens mes bras, tiens-moi fort.

Tiens-moi fort. Regarde-moi, embrasse-moi et laisse-moi t'embrasser bien fort.

Bien fort.

Qu'on se respire. 

 

Tiens ma main qui te serre si fort.