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J'ai le coeur qui veut me sortir de la poitrine à tout moment où s'insère dans mon quotidien un brin d'espoir de te voir. Je ne passe pas une journée sans y croire. J'attends ce moment où l'on se verra... Je l'attends comme une enfant qui a goûté le sucre puis qui s'en est privé depuis des mois et à qui l'on promet un comptoir complet de confiserie. En t'attendant, dans mon assiette il n'y a plus de sucre. L'eau me suffit, le sucre viendra.

J'attends. J'attendrai tout le temps qu'il faudra. Je porte en moi le comble du raisonnable et de la compréhension. En attendant, on se bâti un lien de supporter tous les deux, un lien qui se fortifie malgré la distance qui nous sépare. Je suis présente, quoi que tu fasses. Tous les deux, on s'encourage dans nos projets sportifs, dans nos projets professionnels. Je suis là tout le temps sans jamais me questionner à savoir qu'est-ce que je fais là. Je passe en retrait quand tu ne me réclames pas, et aux devants quand tu m'invites à le faire. Mes interventions sont tout le temps sincères, honnêtes, ressenties. Tu as besoin de moi? Je suis là. J'ai besoin de toi? Tu m'écoutes. Je ne suis pas présente en attente d'un retour du balancier, ça ne m'effleure pas l'esprit et je n'en ai pas besoin. Je suis présente pour tout l'être que tu es. Tes bons côtés, tes défauts. Tes sautes d'humeurs, tes passages de sérénité et de sagesse qui sortent de l'ordinaire. J'admire l'intérieur de ton être jusqu'au fond de mon ventre. C'est naturel. Tout naturel.

Puis tu me tends un plateau de confiseries et tu me le retires de sous le nez au moment où je tends la main pour me servir. Alors je me croise les bras pour soulager mon ventre vide. Ça ira.

"Oui next week on va se voir"

Je jubile.

La semaine passe et je me croise les bras. Ça ira.

Ça ira parce qu'à distance, on s'admire tous les deux. On se félicite de nos performances de course, on s'encourage, on se motive au dépassement de soi et bien plus... On se fait du bien. Ma vie dans la tienne, ta vie dans la mienne.

Puis via texto tu me kisses et me demandes de ne pas quitter le téléphone. Ma famille crirait au drame, je ne quitterais pas le téléphone tant que tu y as les doigts sur les touches. Je ne laisse pas ma moitié pour le compte de quiconque. Tu m'appelles ta Babe. Ça aussi c'est naturel. Tout naturel. Je te love you Babe.

Alors tu me rappelles la chambre E70 et les mots que je te sussurais alors lentement à l'oreille...

"J'aime quand tu dis Hummm ça fait du bien"

Ça me fait du bien que tu me le rappelles. C'est notre moment à nous deux, des mots du fond du ventre qui te sont adressés et qui t'appartiennent, qui nous appartiennent.

Tu le sais que je te désire. Tu me désires aussi, tu sais bien me le faire comprendre : Nos corps. Tes doigts... Nos corps en auraient long à se dire...

Sans trop savoir où tout ça nous mênera, même les bras croisés, la Vita è Bella... Quand l'espoir s'en empare.