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Dans ton ventre de fantôme, il y a le désir de m'avoir juste pour toi. C'est ça qu'il y a au fond de ton ventre.

Dans mon ventre d'amoureuse, il y a le désir que tu fasses partie de ma vie pour l'éternité. Tu ne m'appartiens pas, tu me rappelles occasionnellement que tu ne peux pas être mon conjoint, mais tu fais partie de mon for intérieur et je m'en suffis puisqu'il le faut. En même temps, je peux craindre qu'une partie de moi puisse en venir à se foutre de l'autre. Quelque peu insécure, j'ai peur de te perdre. Voilà.

Je t'espère éperdument tu le sais, tu t'en rends bien compte. Tu as une place à toi seul dans tout l'être que je puisse être et elle t'appartient. Fais-en ta maison, ton refuge, ton paradis... Si tu ne l'as pas compris, sache-le : ta place, j'en prends et en prendrai soin comme la prunelle de mes yeux. Je te la réserve toute grande, toute neuve.

Sans attentes (je ne dois que t'espérer) et sans pleures (à vue et au su de quiconque) quand tu recules, j'ai peur que tu ne m'aimes plus. Peur que tu m'oublies, que tu ne me désires plus, que tu donnes raison à mes propos du début quand je te disais que je suis une fille plate. Ou encore que tu me tortures : que tu ne me répondes plus si je te contacte ou qu'un jour tu ne me donnes plus signe de vie. Peur de goûter ton indifférence aussi. J'ai peur de ne plus jamais te croiser. J'ai peur de penser à toi et en même temps ne pas savoir ce que tu deviens. Je t'ai fait de la place dans mon coeur, ma tête, ma cage... Je n'ai pas juste peur, je suis avant tout et surtout sans cesse, a m o u r e u s e.

En d'autres mots, je suis jalouse. Je suis tellement attachée à toi que je suis jalouse sans relâche. Aussi, je travaille fortement à atténuer les effets de cet état en me raisonnant sur toute situation qui peut faire en sorte que tu aies la tête ou le corps ailleurs. La fois où je t'ai entendu lancer haut et fort au téléphone à une collègue de travail un "Je t'embrasse Loulou" a eu sur moi l'effet d'un coup de massue. Tu m'embrasses ainsi au téléphone, quoique sur un ton plus discret. Mais ce bec qui m'est adressé, c'est un bec du fond du ventre. Je le sais parce que nous, on s'aime d'amour. Nous on s'ennuie l'un de l'autre, nous on a cette proximité intime, nous on est des confidents, nous on se supporte l'un l'autre. Puis nos lèvres se frôlent, se collent, se frenchent parfois et nous... C'est bon, j'ai repris le dessus.

 

On dit de la jalousie qu'elle est liée à un attachement profond à l'être aimé.

 

Mi-août 2013. Textos.

- St-Hippolyte?

- Non

- J'ai cru te voir là

- Ce n'était pas moi Babe

- Avec un autre homme en plus  

- Non

- Tu vas rire mais étais "tabarnak" (sic)

 

Jalousie.

 

Ta famille était alors avec toi dans le véhicule. J'imagine la scène... (Papa ne parle plus tout d'un coup! Il a soudainement pris un air sévère!) Et tout le monde autour alors impossible de texter la "courailleuse". Ça me fait sourire. En même temps, j'imagine l'inconfort. À ta place, j'aurais eu mal partout. J'aurais peut-être sorti de leur boîte mes verres fumés puis empoigné le volant jusqu'à ce que mes doigts y laissent leur trace.

Je poursuis...

- Pourtant, tu m'as déjà dit que je peux faire ce que je veux

- Je ne t'ai jamais dit de te trouver quelqu'un d'autre

Rassure-toi. Tu m'habites entièrement. Je te texte mon numéro de plaque d'immatriculation. La prochaine fois, vois-y! Tu éviteras à coup sûr l'inconfort. Par ailleurs, le parking, c'est avec toi que j'en ai fait mon initiation. Le premier sera le dernier. Ce n'est pas un jeu.

- Miss you

- Miss you too Mec

 

JAlou s  i   E?

Non. Celle qui s'apparente à un nom de fleur, celle liée à l'attachement, au désir de l'autre. Celle qui s'équilibre entre douleur et soulagement. La belle et douce.

Jalousie.