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Depuis les 9 derniers mois, nous vivons en symbiose tous les deux. Et c'est tout naturel, tout simple... je t'admire, tu me cherches, tu occupes mes pensées, tu me suis partout. Mais nos rencontres s'espacent toujours.

Tu ne m'embrasses plus comme avant. Tes doigts mathématiques ne savent plus dépasser le rang des centaines. Je t'embrasse à la 7, tu m'embrasses au cube. Je grimace de déception. Pourtant, de nous deux, c'est toi qui avait d'abord saisi sur ton clavier ce french kiss à la 7. Et je l'aime. À distance, il me réconforte, me fait sourire, je t'embrasse sur écran noir puis te frenche à mon tour avec les doigts. Depuis peu, toutefois, tu n'ouvres plus la bouche. Tes doigts embrassent différemment.

Je m'en ennuie mais on s'aime profondément tous les deux. Alors je passe par-dessus.

Rendus à la moitié de notre vie, nous avons cette maturité et la conscience adulte. Toi et moi, nous avons choisi d'écouter notre coeur et tout naturellement, j'ai fait de toi mon ultra confident, tu m'as voulue ta moitié, je la suis devenue et j'ai fait de toi la mienne sans rien précipiter. Je le vois et tu le sais également, tous les deux on est bien, très bien ensemble.

 

Souvent, je me rappelle :

... Ces paroles qui sont sorties de ta bouche :

"Je ne cherche pas une aventure, ce serait trop facile."

"Je t'aime."

"Je n'ai jamais ressenti ça auparavant."

... Et ces écrits concis, tout simples, qui font briller mes yeux et battre mon coeur :

"Babybabe"

"Love you xxxXxxx"

...

"  "  oui, ça aussi.

... Et surtout, cette présence constante qu'on a l'un pour l'autre.

 

Avec ces distances qui s'établissent, j'ai l'ennuie de toi qui me gruge l'intérieur. Parfois, je pleure. Tu me manques viscéralement Babe-My-Love.

Alors je te contacte par texto ou Facebook parce qu'en tout temps, je suis bienvenue sur ton téléphone ou ton ordinateur... Mais tu as un nouveau modèle de réponse qui me coupe l'herbe sous le pied et me tranche le bout des doigts : "Pas solo Babe".

Puis il y a ce jour-là, le 29 janvier 2014, où tu m'envoies ce texto qui m'annonce et qui m'explique qu'un élément hors de notre contrôle viendra perturber notre univers symbiotique...

"Parce que c'est vraiment mon horaire! Désolé. Je ne veux pas te faire de :-( mais je serai de moins en moins disponible. D'autres fonctions pour moi soon"

...

"Sois forte xxx" 

 

Debout, les talons sur le bord du précipice, j'ai envie de m'écrouler mais je tiens bon : je pleure. Devant ta froideur, mes larmes. Mais ça ira, on n'a pas le choix, c'est ainsi le travail, c'est important. Rien, rien ne peut perturber ce qui nous habite toutefois. Nous deux, c'est pour la vie. On se l'est dit, sans se parler. Je crois.