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Le lendemain, la rupture n'existe plus. Je me sens ébranlée de la veille par contre.

Comme la plupart des matins, je me lève relativement tôt et fouine sur les réseaux sociaux. De ton côté, tu lis toujours tout ce qui passe sur mon fil d'actualité, tu ne manques aucune de mes publications. C'est à croire que tu t'y rends aux deux minutes. Ce matin-là, je publie une citation de Paul Cohelo sur mon fil d'actualité et en message privé, tu me questionnes à ce sujet. Comme si ni le moment d'intimité, ni la rupture n'avaient eu lieu, on s'écrit sur d'autres sujets. Tout semble reprendre comme avant, comme si la lettre n'en était pas une de rupture et tu as raison. Ce n'en était pas une. À la relire, elle donnait davantage dans la catégorie lettre d'amour. Bel essai de ma part, mais échec dans la transmission du message. Constat : écrire une lettre de rupture à un grand amour est un exercice... difficile.

On ne veut pas se quitter. Ni toi, ni moi.

On s'écrit, donc, à quelques reprises sur le réseau social sans se parler de notre moment d'intimité.  Ce n'est que quelques jours plus tard, via texto, que tu lances le sujet : 

"On ne s'en est pas reparlé... Est-ce que tu as aimé?"

- Oui j'ai aimé. Toi?

- Oui j'ai aimé. Est-ce que j'ai été trop fort avec toi?

- Un peu, mais j'ai aimé.

J'ai aimé (plus qu'il ne le faut) passer ce moment tant désiré dans tes bras, j'ai aimé mélanger nos corps. Beaucoup même.

- Ma peau, Babybabe, je pensais que tu l'aimais plus que ça...

La claque! Je perds mes moyens. Ça se dit comment sur un texto, sans te regarder dans les yeux que je t'aime au point d'en perdre la raison? Comment ça se dit? Comment?...

- Je l'aime voyons!

Je me retrouve devant un mur. T'expliquer par texto combien je t'aime, c'est impossible. Je me perds. Ta peau? Je l'aime, je l'aime, JE L'AIME... Tout ce qui te constitue, d'ailleurs. Corps et esprit, Babe. Et c'est encore plus fort que ça. (La prochaine fois, je te lècherai partout. Tu comprendras.)

On s'entend, on le refera. Dans le passé, tu me l'avais dit d'ailleurs... Quand on l'aura fait une fois, on le refera encore et encore. J'y crois, je te crois toujours. Je le veux, encore et encore. 

Je le veux vraiment. Je le désire profondément.

Toi aussi.