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Début décembre... Alors on valse ainsi depuis déjà deux mois. Dans une dizaine de jours, déjà un an se sera écoulé depuis qu'on s'est croisé pour la première fois.

Je suis bien avec toi my Love.

J'ai envie de toi, tu me manques tout le temps quand je ne t'ai pas au bout des doigts. Je te veux dans ma vie et je sais que c'est pareil pour toi parce que t'es honnête, tout comme moi et on ne cache pas nos sentiments l'un envers l'autre.

Tu me dis parfois que tu t'ennuies de moi et ça me tue. Tu sais aussi que tu me manques. Pourquoi alors? Pourquoi si tu t'ennuies de moi et que je m'ennuie de toi est-ce qu'on ne se voit pas plus que ça? DIS-LE-MOI! Parce que je suis là droit devant toi et te tends la main constamment.

Vendredi soir 7 décembre 2012. Une soirée est organisée chez un ami du secondaire. Nous serons 4 au total. Un souper-partage puis une saucette au spa sont au menu de la soirée. Mon colocataire n'attend pas mon retour ce soir, pas plus que cette nuit-là d'ailleurs. Toi, tu travailles tout près de l'endroit où je me trouve. Tu sais ce que je fais ce soir-là et tu sais que j'aimerais que l'on se voit.

Je mange très peu comme à l'habitude. Le souper passe, je limite mes consommations d'alcool car je ne resterai pas ici, je le sais. Je suis debout ou assise, présente de corps mais pas d'esprit, comme d'habitude.

Après le souper, tous se dirigent vers le spa; je me retire dans le corridor de l'édifice à condos et on se téléphone. Je parle tout bas pour ne pas déranger les résidents des condos voisins. Tu me questionnes :

- Tu as bu?

- Très peu, je peux conduire.

- As-tu fumé?

- Euh... Non, je ne fume jamais, tu le sais.

- "Je ne reconnais pas ta voix. Tu parles tout bas..." Alors je t'explique où je me trouve exactement.

Je sais à quelle heure se termine ton quart de travail et on s'entend pour se rejoindre juste après. Je t'explique que je fais une saucette au spa puis que je me sauve. On raccroche.

Mes amis m'invitent à les rejoindre au spa. Je n'ai pas beaucoup de temps mais je ne peux pas refuser. Je me change rapido puis les rejoins au spa. Une amie s'inquiète et s'adresse à moi : "Ça ne va pas?"

- Pas trop non, je ne partirai pas tard.

Pas trop jasante, je suis préoccupée, tout prend trop de temps. Tout le monde est heureux, je suis dans ma bulle. Je veux partir. Je me change à nouveau, remercie l'hôte, m'excuse à tous d'écourter ainsi la soirée, puis je pars.

Il fait noir dehors. De ma voiture, je réponds à ton texto qui m'annonce que tu as terminé un peu plus tôt que prévu et que tu es déjà sur ton chemin du retour.

Dans ma tête, toujours les mêmes mots défilent : attends-moi je t'en supplie, je t'en supplie, je t'en supplie, attends-moi...

Je te rejoins dans un resto qui est sur le point de fermer pour la soirée alors on change du côté de rue pour se rendre dans un café ouvert 24 heures. Tu complimentes mon manteau rouge et mes bottes (ce sont mes bottes de gamine à talons plats, celles qui évitent les gouffres imaginaires que forment les dalles sur les trottoirs.)

"Une soupe aux tomates, un sandwich à la dinde et un café noir, moyen, s'il vous plaît." Je commande et paye pour toi. Je me prends une bouteille d'eau seulement.

On jase pendant que tu manges. "La soupe est très bonne", me dis-tu. Tout va vite, je ne me rends pas compte que tu as déjà avalé ton sandwich.

J'ai déposé mon manteau sur le dossier de chaise et je me lève pour aller chercher des serviettes de table.

"Cache tes fesses... Miss mini-jupe-au-ras-les-fesses." Me lances-tu dans le resto, comme une balle entre les omoplates.

C'est ainsi que j'ai appris que toi, les minis sur moi, t'aimes pas ça. Je ne me sens pas bien et cette fois c'est vrai. Je ne peux rien faire, je n'ai rien pour me changer. Du coup, j'ai l'estime de soi qui chute de trois étages.

Ayant trop maigri, je devais renouveler quelques morceaux de vêtements. J'ai eu envie d'une jupe jeans et je l'ai trouvée bien appropriée pour l'été. Ah oui et y'a ça aussi : parce que tu me suis partout dans mes pensées, quand je magasine, je me demande toujours si je crois que ça pourrait te plaire. Cette fois-là, je me suis carrément gourée! Ce soir, je la porte avec un collant opaque. Je ne la porterai plus jamais, ni nu-jambes, ni avec un collant opaque. Sa sentence est sans appel: la jupette? ...aux oubliettes.

Je remets mon manteau et on se dirige vers l'extérieur. Dans le parking, on jase, on se colle, on s'embrasse. Tous les deux, on ne veut pas se quitter. Un nuage de phéromones nous entoure. Je colle ma joue sur ton épaule droite couverte par ton manteau noir et respire ton cou; tu me réchauffes en même temps. Tu recules et me regardes dans les yeux en disant:

- Mais on n'est pas pour aller au motel et se déshabiller...

- Mais on n'est pas obligé de se déshabiller... Juste passer un moment tous les deux.

- Ok, on y va.

- Mais je ne sais pas où il est (le motel)... Je te suis?

- Suis-moi, dac.

 

Toi, tu sais où se situe le motel et tu m'expliques : parce que tu as "fait le cave", dis-tu, et que tu as téléphoné pour le savoir, tu sais combien ça coûte. (Mais... Qu'est-ce que tu ne ferais pas pour nous?!)... C'est l'idée que je préfère retenir.