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Tu ne pars pas. Ton recul du 2 octobre prend fin assez rapidement. Je t'écris sur le réseau, tu me réponds, tu réagis à mes publications et je fais parfois de même. Je t'écris que je t'aime. Tu m´écris que tu m'aimes. Je le sais et toi aussi tu le sais.

De nouveau tous les jours, on se contacte d'une quelconque façon. Je veux tout savoir sur toi, tu sais tout sur moi. Tu continues à m'informer de tes actions, de ton travail, de ce que tu fais de tes weekends. Je continue à surfer sur tes horaires et à te confier tant mes états d'âme que mes activités. Tous les jours j'ai envie de savoir comment tu vas.  Tu te préoccupes de mon bien-être et je deviens experte dans l'ouverture sur mes sentiments à ton égard. Je te dis tout, sans retenue, sans réfléchir, je laisse parler mon coeur sans jamais me demander de quoi j'ai l'air, à en étouffer ma pudeur. Tu fais partie de moi alors c'est tout naturel. Je ne me rends plus compte que tu n'es pas moi.

Nous ne sommes pas restés les pieds dans le vide, on s'est rattrapé avant de sombrer.

Je me sens bien parce que t'es là.

Mais il se trouve que tu fais parfois un pas derrière, parfois un pas devant. Je suis la danse au rythme que tu veux bien lui donner. Je veux danser dans tes bras. Quand tu m'attrapes, je te tiens fort la main puis quand tu fais un pas derrière, j'en fais un devant. C'est ainsi que je valse avec toi.

Toi, la valse, tu t'en lasses. Mais en même temps, tu l'aimes, notre valse.

On continue de se voir même si ton changement d'horaire de septembre te rend moins libre. On se trouve parfois un moment pour se regarder dans les yeux, pour que je colle mes lèvres contre les tiennes, que tu me prennes par la taille, que tu caresses ma jambe de la cheville au genou, que je te respire aussi. Nos rencontres s'étiolent par obligation. Le désir, lui, n'a aucune obligation.

Tu es toute ma vie. On n'a pas le choix de faire ce pas derrière parfois mais dans mon coeur comme dans le tien, tu es mon Babe et moi ta Babybabe.