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Au lendemain, rien n'a changé entre nous. L'amour est stable, très fort.

La pilule de la veille n'a eu aucun effet, c'est du passé. Ces paroles n'ont pas eu raison de notre amour. Elles ne font pas le poids contre la profondeur des sentiments que l'on a l'un pour l'autre.

On aura eu beau essayer de faire en sorte que l'entendement prenne le dessus, les sentiments sont plus forts que tout, plus forts que la raison. C'est quoi le vrai entendement en fait? Nous sommes authentiques, ouverts et nos sentiments ne mentent pas. L'écoute de soi, c'est purement raisonnable et si l'on s'écoute, on s'aime. C'est tout, c'est comme ça!

En aucun cas il n'est question de renier cette valeur de fidélité. Bien au contraire. Ce que l'on vit ensemble ne concerne que nous, quoi qu'il en soit, quoi qu'il arrive et les sentiments qui nous habitent et que nous exprimons entre nous deux sont honnêtes. Mais loin de nous l'idée de prendre la place de quiconque. Loin de moi l'idée de prendre cette place que tu m'accordes si ce n'était que superficiel. Toi non plus, tu me l'as dit déjà et ça se constate : tu manifestes tous les jours ces petites attentions aimantes, intimes et personnelles et j'y adhère en te rendant la pareille. Parfois je m'y lance la première mais peu importe, nos interractions nous alimentent et nous procurent un grand bonheur.

Je suis toujours ta Babybelle, Sexybabe, Babybabe, Babe, la grosse aussi parfois. On se dit souvent qu'on s'aime et on s'embrasse tous les jours sur la bouche parce que nos bouches se parlent parfaitement et avec nos doigts si on ne se voit pas. Tu es mon Babe, mon Mec, B-Mec, my Love, mon respire aussi.

J'entre dans ton univers, dans ton monde, quand bon me semble. J'y suis chez moi. Je fais partie de ta vie, j'y ai ma place. Tu es mon refuge, je suis le tien, ta maison. J'ai toujours les bras grands ouverts quand tu te tournes vers moi. Tu fais partie de ma vie, tu m'y rejoins quand bon te semble.

Non, rien n'est impossible entre nous deux. Tu me désires comme jamais tu n'as désiré une femme et tu me le fais comprendre, tu me le démontres, tu me le dis sans paraboles, sans détour.

Et moi, je te désire comme jamais je n'ai désiré un homme. Je ne vois pas comment on arriverait à tout chambouler, je n'y pense même pas, c'est clairement impossible. C'est une certitude. Toi et moi, un jour, nous ne nous laisserons plus, j'en suis convaincue. Le contraire n'est pas envisageable, mon coeur bat la chamade quand je te vois, quand je te lis, quand je te touche, tout le temps. Je le sais, je le sens, nous sommes profondément amoureux l'un de l'autre, et on se complète, Babe-Mec.

Tu me dis que je pourrais devenir ton âme soeur. C'est d'ailleurs ce que tu souhaites : une âme soeur. Ce n'est pas de l'ordre de l'objectif pour moi. Ça se ressent, ça se vit, ça ne se décide pas ni ne se planifie. C'est un sentiment très profond et c'est là où j'en suis avec toi. 

C'est parce qu'on s'aime qu'on se love si bien.

Puis cette fois, le climax...

"Il faudra voir à magasiner un endroit où l'on pourra s'installer ensemble... Un condo?... Il y en a en construction dans tel secteur..."

 

Mes yeux s'écarquillent, j'ai la pression artérielle qui s'emballe. Je sens mon visage qui s'empourpre. J'ai le coeur qui veut sortir de ma poitrine. Je me demande d'ailleurs si mon colocataire, installé à l'ordinateur devant moi, peut l'entendre percuter ma cage thoracique maintes fois la seconde.

"Vraiment?" C'est vite mais je ne pourrais pas refuser... Si je pose sur la balance d'un côté mon coeur et de l'autre ma raison, tous les deux sont en équilibre. C'est réfléchi à maintes reprises déjà. Sans équivoque.