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- Comment tu vas Babybabe?

- Bien et toi Babe-Mec?

- Bien itou (Parfois, tu soignes un peu moins ton langage qu'auparavant. Tu te laisses aller, je me dis que c'est signe que tu es à l'aise.)

- Hier, je ne voulais plus partir. Je serais restée avec toi....

- Il faut que nous soyons prudents, on a des familles autour de nous. Faut pas tout chambouler, tout faire basculer...

La suite m'échappe, je ne peux pas la rendre avec exactitude. Je t'écoute mais ne retiens rien parce que mon côté émotionnel prend le dessus.

J'ai ce souvenir de quelque chose qui m'atteint. Les mots qui sortaient alors de ma bouche en réponse à tes propos et qui font allusion à ce "C'est toi que j'aime." lancé la veille, s'enlignaient ainsi : 

- Ce n'est pas ce que tu me disais hier! (J'étais alors vexée.)

Peut-être que sur le moment, tu as alors cherché des mots pour calmer la situation... Je ne sais plus, ce souvenir émotionnel prend toute la place dans ma mémoire. Ça ira, je comprends tes propos... C'est bien normal, c'est de l'amour fini qu'il y a entre nous mais nous avons des obligations sérieuses à l'extérieur de notre relation. C'est ainsi que se conclue la discussion sur le sujet.

Tu m'as ramenée à la raison. Tu as senti le besoin de me rappeler qu'entre-nous, c'est vrai, intense, mais que l'on a un premier contrat qui nous lie ailleurs et tu l'as fait. Je l'ai compris mais n'ai rien retenu de la leçon...

Comme une pilule du lendemain à moitié avalée.

 

...T'es certain de ce que t'avances?...

Regarde-toi. Regarde-moi. Regarde-nous.