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Toi et moi, on a l'esprit élastique. Si nos situations et nos ententes ne nous permettent pas d'être l'extension du corps de l'autre pour le moment, bien nos esprits, eux, s'étirent jusqu'à l'autre. C'est d'ailleurs sûrement plus fort que deux corps réunis.

À distance et tout naturellement, tu as su intégrer mon esprit comme personne. Tu es devenu son extension. C'est comme ça l'amour. C'est comme ça qu'à la base, sans égard aux aspects matériels ou physiques, se lient deux âmes soeur, non? C'est ce que tu m'apportes qui, dans ma vie de conjointe oubliée et de maman occupée, me fait grandir et me fait sentir si complète. Tu es mon équilibre.

Ton esprit, Babe... Il me touche, me renverse, m'éclaire, m'accompagne, me rassure, me complète... Je t'aime et je l'aime et ça se voit, ça se ressent. En continu, j'ai l'esprit lié au tien et tu as l'esprit lié au mien.

Ta sensibilité, Babe... Elle aussi me touche, me renverse, m'éclaire, m'accompagne, me rassure, me complète, elle me rend folle de toi... Tu m'ouvres ton coeur et ta pensée, tu me partages tes moments de joie, tes fous rires, tes inquiétudes, tes peurs, tes impatiences, tes irritants, tes désirs, tes sentiments. En toute authenticité, tu m'ouvres ton coeur, je suis ta confidente. 

Rien ne change. Depuis quelques mois, chaque jour, nous nous recontrons du bout des doigts, sur le réseau social ou par texto. Si parfois on n'a pas l'occasion de se rejoindre d'une quelconque façon, on avise l'autre et on explique pourquoi (ça va de soi, sans même qu'on s'y sente obligé) ainsi, on s'accompagne à distance. Tu sais que je suis toujours là avec toi, même sans me voir ou me toucher et je sais que tu es toujours avec moi parce que nos esprits, eux, ne se quittent jamais.

Ainsi, tu sais toujours où je suis et ce que je fais. J'ai confiance, je sais toujours où tu es et ce que tu fais. Même les weekends.

Je désire passer chaque seconde avec toi, et c'est ce que je fais : tu m'occupes l'esprit à la seconde près et je n'ai pas envie que ça se passe autrement. C'est parfois difficile de te savoir loin de moi mais en pensée, tu fais partie de mon for intérieur. Je sais que tu as ce même ressenti. Ainsi, pour me rapprocher de toi - et je sais que ça te plaît - je cuisine souvent avec ma tablette déposée sur le comptoir, une page ouverte sur un site de recettes alors que tu es présent sur la page du réseau et je clavarde discrètement avec toi. Le soir, je m'installe au lit pour faire de la lecture, les weekends je consulte mes courriels et j'ai tout le temps une page ouverte sur le réseau pour clavarder avec toi. Je t'attends. Je me lève avant tout le monde pour avoir un moment tranquille avec toi et prendre de tes nouvelles. Tu fais pareil. Parfois, tu te caches pour m'écrire discrètement. Je fais de même mais... parfois non. Parfois, je ne me cache pas. Je t'écris du salon, assise devant mon conjoint ou des enfants. Je ne risque rien. Je te lis, te réponds, je souris devant mon écran. Je t'aime. J'assume. Quand nous ne sommes pas liés en personne ou par le bout des doigts, rien ne peut ébranler mon bien-être de te savoir amoureux de moi comme je le suis de toi. C'est comme ça que sont liés nos esprits, nos pensées.

Le réseau social devient notre maison. Je n'y laisse pas entrer les autres. J'y vais pour te voir, je ne réponds plus assidument aux messages privés de mes amis, ni de ma famille.  Leurs messages s'accumulent, je les lis parfois, je réponds rarement. Parfois, je ne les lis pas. Je n'en ai pas besoin, je suis heureuse avec toi, juste avec toi.

Ce soir-là où mes enfants invitent des amis à rester chez moi pour la nuit, tu t'exprimes par le bout des doigts :

- Ouf...

- Pourquoi "ouf"?

- Quand il y a de la visite chez toi, Babybabe, j'ai l'esprit tranquille.

J'ai le même sentiment. Je suis apaisée d'apprendre que je ne suis pas seule à me tourmenter. C'est comme ça : en toute liberté, tu es à moi, je suis à toi. On se désire exclusivement, avec nos esprits élastiques.