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Mon colocataire et ma soeur prennent place au salon, sur le divan. Je suis assise devant eux, sur le fauteuil. Les enfants sont endormis à l'étage.

Nous discutons un peu puis mon colocataire décide de nous laisser entre soeurs et monte à son tour.

J'entends la porte de chambre se fermer et sur le coup, je fonds en larmes. De l'étage des chambres, il entend ma peine mais n'en fait pas de cas.

Je me prépare à me confier à ma soeur qui s'approche de moi et nous discutons alors à voix basse. Personne ne nous entend mais je ne sais pas comment annoncer une telle nouvelle... Et je pleure. Je ne sais pas comment t'appeler "Babe". Je ne sais pas comment te nommer "âme soeur".

- J'aime quelqu'un d'autre. 

Mais je n'aime pas simplement quelqu'un d'autre. Ce quelqu'un d'autre, il m'habite profondément. Il me suis partout, il est la moitié se moi-même... je ne suis pas complète sans lui. C'est l'homme de ma vie. Je le sais très bien. 

Ma soeur m'invite à faire une marche à l'extérieur. On pourra jaser tranquille. Elle me questionne :

- C'est qui? Je le connais?

- Non, tu ne le connais pas. Un ami commun d'un couple d'amis.

- Mais... Est-ce que ça fait longtemps?

- Quelques mois.

- Pourquoi tu ne m'as rien dit avant?

- Ça allait, ça va, ça me regarde, ça nous regarde lui et moi. On s'aime fort tous les deux mais nos familles... C'est compliqué. Je m'ennuie de lui. Il est mon Mec. On s'écrit tous les jours. On se voit souvent sinon, on s'ennuie l'un de l'autre. Pour ma part, je compte les secondes. On se le dit qu'on s'aime et tout naturellement, on se le démontre.

Je ne pleure plus. Je me libère de ce que je t'aurais dit sur le moment. Je t'aurais dit que je t'aime, je te le répéterais sans cesse jusqu'à ce que tu n'en puisses plus car jamais je me lasserai de te le dire. Jamais.

Elle saisit ce qu'il en est et m'assure de sa discrétion. J'ai confiance. Je me demande maintenant ce que tu diras du fait que j'ai dévoilé notre secret. Jusqu'à ce moment-là, "nous étions les seuls à le savoir" comme tu me disais. En même temps, je suis entièrement honnête et je ne vois pas comment tu pourrais m'en vouloir d'en avoir parlé avec une personne de confiance. D'ailleurs, si tu en parlais de ton côté, je l'accepterais. Tu as peut-être déjà un confident? Peu importe, mon confident numéro un c'est toi et je te dirai tout. Je sais que tu ne m'en voudras pas my Love.

Il est tard. nous rentrons et je monte à l'etage à mon tour.

Mon coloc :

- J'ai entendu pleurer... C'était toi ou ta soeur?

- C'est moi, je sens que j'ai trop à faire, je suis fatiguée.

- Si je peux faire plus pour t'aider, tu me le dis ok?

- Oui bonne nuit.

- Bonne nuit.

 

Je m'endors en ayant d'abord une pensée pour toi comme entendu, mon Amour, et te souhaite "bonne nuit Babe" tout bas, tout bas.