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Justement, les bobettes.

On se voit souvent, on se parle souvent. L'intimité s'installe entre nous.  Au début lorsqu'on se rencontre, tu caresses chaque fois ma jambe de la cheville au genou, sur le côté extérieur du mollet (je me félicite chaque fois d'avoir fait mes jambes) puis, la cuisse. Je touche ta joue, je touche tes mains, puis pour t'imiter, tes cuisses. Je suis gênée. Je considère tes avances comme une invitation à te rendre la pareille. Pourtant, j'en ai envie sans même que tu me montres où l'on en est tous les deux. On s'enlace chaque fois qu'on se voit. C'est comme ça, on ne manque pas une seule occasion de se prendre dans nos bras. Puis tu me demandes la couleur de ma petite culotte. Lors d'une étreinte, tu regardes mes Victoria's.  Et toi? Tu portes quoi?

- Fruit of the Loom. Rien de spécial...

(Ça me va très bien... J'aime ça comme ça : pas de marque spéciale. Je me fous des marques.)

Toi Babe, tu ne portes pas de string? Pas de fil?

- Non. Jamais. Je n'aime pas, je trouve que ça ne me va pas bien.

- Dommage, j'aime ça, me dis-tu.

 

Au parc ce jour-là, nous nous asseyons tous les deux sur un banc. Il fait très chaud et le soleil est radieux. Ta chemise détachée, tu prends ma main et tu la déposes sur ton torse. Ok. J'ai le droit, pas de barrière. Je me trouve réservée, ça me freine, ça me freine toujours. J'attends que tu me dises quoi faire. Pourtant, je t'aime profondément et je te désire. Je suis prise entre l'idée de t'assaillir et te respecter.

Ça devient presqu'une habitude, tu glisses maintenant ta main sous ma jupe lorsque tu en as l'occasion. Ça me plaît beaucoup, tu le désires, je le désire, j'aime comment tu me touches. C'est parce que je t'aime. Je t'aime énormément alors je te laisse faire. C'est normal que tu aies envie de me toucher, tu m'aimes aussi tout autant. Ça ne se fait pas s'il n'y a pas d'amour, ça va de soi. Je te touche aussi.

 

"Elle est de quelle couleur ta petite culotte Babybabe?"

 

Je magasine des strings.