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Nous nous écrivons tous les jours. On s'amuse à se lire et on rit souvent. Quand on se voit, je te plais et tu me plais, c'est évident. Tu me dis que je suis belle, je te dis que tu es beau. Je ne le dis jamais assez, comme bien d'autres choses aussi mais je suis réservée. Ça passera.

On arrive à se voir assez souvent durant les mois printaniers, malgré nos vies parallèles. On discute de tout et de rien : parfums, religions, lavage... Il n'y a pas de sujet inintéressant. Jamais. Par moment, il y a des silences et on se regarde. On s'enlace.

Un bon matin : "Viens, je connais un endroit où on peut aller marcher tous les deux, tranquille... Des sentiers dans les bois." Tu acceptes mon invitation, j'enfile un t-shirt, mes jeans à la "Madonna" comme tu dis, des espadrilles et un imperméable. On se rejoint près des sentiers. Tu sens bon. Je suis juste bien, toi aussi, je le sais, je le sens. D'un coup, tu sais me prendre et me monter assise sur ton épaule. Je n'ai rien vu. Tu es fort, je te l'ai dit. Je te love.

Quelques jours passent puis on se revoit.  Assis puis étendus dans l'herbe, je te déclare en toute honnêteté :

"Si tu faisais partie de ma vie, je ne te partagerais pas."

C'est ce que tu voulais entendre et tu me le fais savoir on ne peut plus directement. Tu es satisfait. Je suis entièrement sincère. La discussion se poursuit...

"Tu es belle. Tu es si belle. Il y a une partie de ton corps que toi, tu n'aimes pas?" 

"Mes pieds, mes orteils?" Puis je te les montre.

"Voyons, ils sont beaux tes pieds, je les aime."

Tu me regardes et mémorises tout. Tu sais déceler la moindre petite marque inhabituelle sur ma peau. Je sais que devant toi, je peux me permettre de me montrer sans artifices, sans bijoux, sans maquillage, mal habillée, poussiéreuse ou même décoiffée. Peu importe. À tes yeux, je rayonne. Le moindre artifice est accessoire. Devant toi, toute naturelle, je me sens élégante car pour toi, je suis la bonne, la seule. Je suis tout ce qui compte. Rien ni personne, non, personne n'est à ma hauteur. Pour toi, je suis parfaite. Tu es profondément amoureux, je suis amoureuse. Ensorcelée.

Joue contre joue, tu nous prends en photo. Nous sommes beau, tous les deux.

J'ai un sentiment de confiance incroyable envers toi. Je m'ouvre sur des sujets très personnels. Je ne parlerais pas de ces trucs à mon conjoint ni à ma meilleure amie (certains événements de mon passé, mon avis sur des trucs intimes, etc.). Je sais que l'on se complète, que tu comprends, que tu m'écoutes sans jugement et c'est réciproque. Ça s'apparente à la rencontre de deux âmes soeurs. Je crois justement que tu es la mienne et je suis la tienne. Mes sentiments sont si forts, je me déleste de toutes mes retenues, c'est ça rencontrer son âme soeur. On se confie l'un à l'autre et avec la plus grande des confiances, j'ouvre mon livre.

Je te demande : "C'est qui cette fille (la "Rose de Saint-Exupéry") qui t'écrit tout le temps sur Facebook?" Je ne sais pas trop ce que j'aurais dû comprendre mais je retiens qu'il y a des gens qui écrivent plus que d'autres, ce n'est pas important.