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On s'écrit souvent, on se voit chaque semaine sûrement. Nous nous attachons de plus en plus l'un à l'autre. C'est normal, j'ai un manque et toi aussi. Toutefois, on se l'est dit tous les deux, nous aimons nos conjoints respectifs et c'est clair, tu ne quitteras pas ta conjointe pour que l'on soit ensemble tous les deux. Elle et toi vous êtes éloignés dans le passé et malgré tout, vous faites maintenant bonne équipe quoi qu'il arrive, ou presque.

Un bon après-midi, on se téléphone. Je n'en peux plus. Je t'espère à chaque minute, chaque seconde. Nos visites ponctuelles, nos contacts majoritairement épistolaire ne me suffisent plus et moralement, mes valeurs sont chamboulées. C'est un certain jour de juin. Je te dévoile tristement mon incertitude à poursuivre notre relation. Devant ce questionnement, tu acceptes ma volonté, quelle qu'elle soit. Puis c'est le silence.

 

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Décelant une déchirante déception et ne pouvant plus tenir ce silence, je mets fin au duel en déclarant vainqueur la poursuite de notre grand bonheur partagé. Tu me réponds que tu es heureux; je te renvoie la pareille. Au plus profond de mon être, je le sais, je le sens, je n'aurais pas tenu de m'éloigner de toi. Et je suis d'autant plus satisfaite sur le moment que j'ai dans le sang la volonté de te voir heureux. C'est la confirmation.