lavendar-wedding-bouquet[1] 

Entre ce clavardage de décembre et le 23 avril suivant, on n'a eu aucun contact. Ce jour-là, tu me demandais un beau matin, comme ça, de cliquer "j'aime" sur l'une de tes publications. Un message tout simple suivi de "xx".

Je souris à la lecture de cette note puis je t'ai demandé s'il ne s'agissait pas d'une erreur de destinataire ou si par plaisir, tu avais l'habitude de faire réagir tes connaissances ainsi. "Non!"... Ce n'est pas une erreur, ce n'est pas une habitude.

C'est agréable de clavarder avec toi. Tu es drôle, spontané, tu as un riche vocabulaire, tu as du temps, j'en ai aussi. Je peux y aller de commentaires, de suites, de réponses qui semblent toujours te plaire et ça m'envoûte. Nous apprenons à nous connaître, à nous mettre à l'aise. C'est tout simple. Nous nous rejoignons occasionnellement sur le réseau, puis chaque jour. Chaque jour, nous clavardons pour notre plus grand plaisir. Je ris souvent, tu sembles heureux. Nous passons une journée sans nous écrire et ça me manque. J'ai un plaisir fou à alimenter cette relation épistolaire. Une journée sans avoir de tes nouvelles et déjà, je m'ennuie.

Ainsi passe le premier mois. Le 23 mai, j'ose suggérer une rencontre et tu acceptes! Nous nous croisons pour jaser dans le stationnement d'un centre commercial. Sans égard au lieu de rencontre, ce moment s'avère tout à fait sympatique. Nous nous sommes vus qu'une fois, il y a de cela cinq mois mais nous avons tellement clavardé durant les dernières semaines que je te considère déjà comme un bon ami. L'un devant l'autre, tu te dis sévère, je me dis parfois impatiente. On se fait interrompre par une dame qui gare sa voiture à côté de la mienne.  Elle cherche l'hôtel Hilton et nous demande les directions pour s'y rendre. Elle quitte.

Sur le moment, je suis heureuse. Sourire aux lèvres, le coeur léger, nous jasons quelques minutes puis, avant de reprendre notre chemin, nos lèvres s'effleurent, la foudre tombe droit sur nous, je te respire, mon coeur s'emballe, c'est le bonheur. Pas l'amour. Le bonheur. Tu embarques dans ton véhicule, tu me regardes, tires la langue et tu souris avant de partir. Tu me fais sourire, je te trouve charmant. Coup de foudre.

Une semaine passera avant qu'on se revoit de nouveau. Toujours souriante, je t'écoute, t'observe et goûte à nouveau tes lèvres. En voleuse, je t'apprécie mais ne t'aime pas. Je ne t'aime pas mais je me plais éperdument à clavarder, à discuter avec toi et je me sens particulièrement bien quand on est ensemble tous les deux. J'ai le coeur qui bat plus fort que jamais.

Je n'ai pas peur du changement et j'assume pleinement mes décisions et mes actes. Ce jour-là, à ce moment précis, assise à ta droite dans le véhicule, je te choisis pour toujours. Ma décision est réfléchie, nette et sans équivoque. Je ne t'aime pas, mais presque... Tu me plais tellement, tellement! Je me sens complète avec toi, je n'arrive pas à l'expliquer. C'est comme ça, je n'y peux rien. C'est un point de non retour, un engagement profondément désiré.

C'est quoi l'Amour au juste?